Calculateur de coût d'impression 3D
Estimez le coût réel d'une impression 3D FDM en quelques secondes : coût du filament, électricité consommée et majoration liée au taux d'échec. Toutes les valeurs sont modifiables — les valeurs par défaut correspondent aux ordres de grandeur typiques d'une imprimante grand public en France en 2026.
Résultat
- Coût matière
- —
- Coût électricité
- —
- Majoration échecs
- —
- Coût total estimé
- —
Estimation hors amortissement de la machine, usure (buse, plateau, courroies) et main-d'œuvre. Pour une vente, comptez généralement 2 à 3 fois ce coût de revient.
Comment ce calculateur fonctionne
Le coût d'une impression 3D se décompose en trois postes que ce calculateur additionne. Les formules utilisées sont volontairement transparentes pour que vous puissiez les vérifier ou les reproduire dans un tableur.
1. Le coût matière
C'est le poste principal pour la plupart des pièces. Il se calcule à partir du poids indiqué par le slicer (OrcaSlicer, Bambu Studio, PrusaSlicer affichent tous le poids estimé, supports et jupe inclus) et du prix de la bobine ramené au gramme :
Coût matière = poids (g) × prix bobine (€/kg) ÷ 1000
Exemple : une pièce de 50 g avec une bobine de PLA à 20 €/kg coûte 1,00 € de filament. Attention aux bobines de 750 g vendues au prix d'un kilo : ramenez toujours le prix au kilogramme avant de le saisir.
2. Le coût électricité
Souvent surestimé par les débutants : une imprimante FDM grand public consomme en moyenne 80 à 150 W en impression PLA (le pic de chauffe initial est bref). Les machines caissonnées qui maintiennent un plateau à 100 °C pour l'ABS montent à 150-350 W de moyenne. La formule :
Coût électricité = puissance (W) ÷ 1000 × temps (h) × prix kWh (€)
Exemple : 5 heures à 120 W avec un kWh à 0,25 € représentent 0,15 € — soit souvent moins de 15 % du coût matière en PLA.
3. La majoration du taux d'échec
Le poste que presque tous les calculateurs oublient. Une impression ratée (décollement du plateau, buse bouchée, spaghetti nocturne) consomme du filament et de l'électricité sans produire de pièce. Si 10 % de vos impressions échouent, chaque pièce réussie doit absorber sa part des échecs :
Coût total = (matière + électricité) ÷ (1 − taux d'échec)
Avec 10 % d'échec, le coût réel est environ 11 % plus élevé que le coût brut. La synthèse des retours communautaires (Reddit r/3Dprinting, Forum LesImprimantes3D) situe le taux d'échec d'une machine moderne bien calibrée entre 5 et 10 %, et nettement plus haut sur les filaments techniques ou les géométries difficiles.
Valeurs typiques pour bien remplir le calculateur
| Paramètre | Valeur typique | Remarque |
|---|---|---|
| PLA (prix/kg) | 15-25 € | Premier prix vers 12 €, marques premium 25-30 € |
| PETG (prix/kg) | 18-28 € | Compter un peu plus de purge et d'échecs qu'en PLA |
| ABS / ASA (prix/kg) | 20-35 € | Caisson requis : puissance moyenne plus élevée |
| Puissance moyenne PLA | 80-150 W | Bed slinger type Bambu A1, Ender 3 V3, Kobra |
| Puissance moyenne ABS | 150-350 W | CoreXY caissonnée, plateau 100 °C maintenu |
| Prix du kWh (France) | ≈ 0,25 € TTC | Tarif réglementé 2026 — ajustez selon votre contrat |
| Taux d'échec | 5-25 % | 5-10 % machine calibrée, plus en filament technique |
Ce que ce calculateur ne compte pas
Pour rester simple, l'outil exclut volontairement trois postes qui comptent si vous vendez vos impressions : l'amortissement de la machine (une imprimante à 300 € amortie sur 2000 heures ajoute 0,15 €/h), l'usure des consommables (buses, plaques PEI, courroies — quelques centimes par heure) et votre temps de travail (préparation du fichier, lancement, post-traitement). Pour un usage loisir, le total affiché ci-dessus est une bonne approximation du coût marginal réel de chaque pièce.